Atelier B1 : Prise en charge des agresseurs sexuels

P. MARTIN-VAUZOUR

 

La prise en charge des agresseurs sexuels à de tout temps posé un problème à la société, au monde judiciaire et au monde médical. La préoccupation majeure, tant dans le champ pénal que médical, concerne la prévention de la récidive qui s'élèverait selon Hanson et al. à environ 14 % à cinq ans et à 24 % à 15 ans, avec des variations selon les actes délictueux ou criminels commis (13 % de récidive pour les pédophiles à cinq ans versus 21 % de récidive pour les agressions de femmes adultes à 5 ans).

Face a cette problématique, et en dehors des peines privatives de liberté, la prise en charge a été confiée au monde psychiatrique avec de grandes options thérapeutiques : la psychothérapie et/ou les traitements pharmacologiques.

Historiquement, la France a opté pour des prises en charge d'orientation psychodynamique (cf travaux de C. Balier et A. Ciavaldini) alors que les pays anglo-saxons se sont ouverts depuis 30 ans à des prises en charge ayant pour paradigme une approche plus comportementale et cognitive.

Dans cette perspective, les approches cliniques se répartissent ainsi en trois grands domaines (excluant les techniques aversives ou de déconditionnement originellement proposées):

  • les modèles de la prévention de la récidive.
  • les théories multifactorielles.
  • les théorie cognitives

Chaque modèle ou théorie venant s'étoffer au fil du temps des apports faits aux thérapies cognitives et comportementales dans leur ensemble.

03/11/2016