Atelier C2 -  Supervision des cas résistants : TOC

Alain Sauteraud

Le traitement de choix incontesté du traitement du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) est « l’exposition avec prévention de la réponse » (EPR), dont l’efficacité est reconnue, validée et répliquée (Ost et al, 2015 ; Gava et al, 2007). Ainsi, l’ERP reste à pratiquer systématiquement pour traiter les sujets souffrant de.

Pourtant, une minorité de patients en bénéficie et une minorité de thérapeutes les pratique selon les données américaines et européennes. Les psychothérapeutes formés abandonnent la technique devant des difficultés habituelles des TCC telles que la hiérarchisation des problèmes du patient, la prise en compte de la comorbidité, la discrimination des thèmes obsessifs et compulsifs, la structuration de la thérapie. Enfin, les thérapeutes formés en TCC ont tendance à renoncer à la technique quand il s’agit d’obsessions sexuelles ou agressives (en particulier pédophiles) ou d’obsessions idéatives et les ruminations avec peu ou pas de rituels externes.

Enfin, si environ la moitié des patients est en rémission ou très améliorée, le nombre de patients abandonnant la thérapie est de l’ordre de 20%, et un tiers des patients est peu amélioré ou résiste à la technique.

La supervision abordera ces difficultés et visera à les résoudre à travers la présentation des cas cliniques des participants.

02/10/2019